La préménopause et la ménopause sont des périodes de transition majeures dans la vie d’une femme. Les fluctuations hormonales, les changements physiques et émotionnels peuvent rendre cette étape à la fois complexe et épuisante. Dans ce contexte, on nous répète souvent qu’il faut manger « équilibré » pour rester en bonne santé. Mais est-ce vraiment la meilleure approche ? Selon l’Ayurvéda, la yogathérapie et la neuroscience (notamment la théorie polyvagale), cette quête obsessionnelle d’un régime parfait peut être contre-productive, stressante et même nuisible. Voici pourquoi il est temps de relâcher la pression et d’adopter une approche plus douce et intuitive.
1. Le point de vue ayurvédique : écouter son corps plutôt que suivre des règles strictes
En Ayurvéda, une médecine traditionnelle indienne vieille de plusieurs millénaires, l’alimentation est profondément individualisée. Chaque femme a une constitution unique (ou dosha : Vata, Pitta, Kapha) qui influence ses besoins alimentaires, son métabolisme et sa digestion. Pendant la préménopause et la ménopause, les déséquilibres hormonaux peuvent accentuer les déséquilibres des doshas, en particulier Vata (associé à l’air, la légèreté, l’anxiété) et Pitta (lié au feu, à l’inflammation, à l’irritabilité).
Lutter pour suivre un régime « équilibré » standardisé – souvent basé sur des recommandations génériques comme consommer tant de calories, éviter les graisses ou privilégier certains aliments – ignore cette unicité. Par exemple :
- Une femme avec un déséquilibre Vata peut avoir besoin d’aliments chauds, nourrissants et ancrants (comme des soupes, des plats mijotés ou des huiles saines) pour apaiser son système nerveux.
- Une femme à dominante Pitta pourrait bénéficier d’aliments frais et moins épicés pour calmer l’inflammation.
- Une femme Kapha pourrait avoir besoin de plats plus légers pour stimuler son énergie.
Forcer un régime strict, surtout s’il ne correspond pas à votre constitution ou à vos besoins du moment, peut aggraver les déséquilibres, provoquer de la frustration et augmenter le stress. L’Ayurvéda nous invite plutôt à écouter notre corps, à observer ce qui nous fait du bien et à privilégier des aliments simples, frais et adaptés à notre état émotionnel et physique.
2. Le point de vue yogathérapeutique : relâcher la pression pour retrouver l’harmonie
La yogathérapie, qui combine yoga, respiration et méditation, met l’accent sur l’équilibre entre le corps, l’esprit et les émotions. Pendant la préménopause et la ménopause, le corps subit des changements qui peuvent générer de l’anxiété, de la fatigue ou des sautes d’humeur. Essayer de suivre un régime alimentaire rigide peut ajouter une couche de stress mental, car cela demande une discipline constante et un contrôle qui peuvent sembler écrasants.
Le yoga nous enseigne que la rigidité – qu’elle soit physique, mentale ou émotionnelle – crée des blocages. En yogathérapie, on privilégie des pratiques douces comme :
- La respiration consciente (pranayama) pour calmer le mental et réduire le stress.
- Des postures adaptées pour libérer les tensions et stimuler la circulation énergétique.
- L’écoute intuitive pour reconnaître ce dont le corps a besoin à un moment précis.
Au lieu de vous forcer à manger des repas « parfaitement équilibrés », la yogathérapie encourage à adopter une alimentation intuitive : manger quand vous avez faim, choisir des aliments qui vous attirent instinctivement et savourer vos repas sans culpabilité. Cette approche favorise une relation saine avec la nourriture et réduit le stress lié à la performance alimentaire.
3. Le point de vue neuroscientifique : la théorie polyvagale et l’impact du stress
La théorie polyvagale, développée par le Dr Stephen Porges, explique comment notre système nerveux autonome réagit au stress et à notre environnement. Ce système a trois états principaux :
- L’état parasympathique ventral (calme, connexion, sécurité) : c’est l’état où nous nous sentons détendues, ouvertes et en phase avec nous-mêmes.
- L’état sympathique (combat ou fuite) : cet état est activé sous stress, augmentant l’anxiété, la tension et les hormones comme le cortisol.
- L’état parasympathique dorsal (immobilisation) : un état de repli, souvent associé à la fatigue extrême ou à la dépression.
Pendant la préménopause et la ménopause, les fluctuations hormonales peuvent rendre le système nerveux plus sensible, nous poussant plus facilement vers l’état sympathique (stress) ou dorsal (épuisement). Essayer de suivre un régime strict demande une énergie mentale considérable : compter les calories, planifier les repas, éviter certains aliments… Tout cela peut activer le système sympathique, augmentant le stress et le cortisol, ce qui peut aggraver les symptômes comme les bouffées de chaleur, l’insomnie ou les sautes d’humeur.
En revanche, adopter une approche plus flexible et intuitive permet de rester dans l’état parasympathique ventral, celui de la sécurité et du bien-être. Manger ce qui vous fait plaisir, en pleine conscience, dans un environnement calme, envoie à votre système nerveux le signal que tout va bien. Cela réduit le stress et favorise un équilibre hormonal naturel.
Pourquoi c’est contre-productif de lutter pour un régime « parfait »
Quand on lutte pour manger « équilibré » selon des normes extérieures, on risque :
- D’augmenter le stress : la pression de bien faire active le système sympathique, ce qui peut exacerber les symptômes de la ménopause.
- De perdre le plaisir de manger : la nourriture devient une source d’anxiété plutôt qu’un moment de joie et de connexion.
- De créer des déséquilibres : un régime qui ne respecte pas vos besoins uniques peut aggraver les symptômes physiques et émotionnels.
- D’épuiser votre énergie mentale : la préménopause et la ménopause demandent déjà beaucoup d’adaptation ; ajouter une lutte alimentaire est une charge inutile.
Comment adopter une approche plus douce ?
- Écoutez votre corps : demandez-vous ce dont vous avez envie, ce qui vous fait du bien. Un plat réconfortant ? Une salade fraîche ? Suivez vos instincts.
- Mangez en pleine conscience : prenez le temps de savourer vos repas, sans distraction, pour renforcer la connexion avec votre corps.
- Adoptez des rituels apaisants : une tisane ayurvédique, une respiration profonde avant de manger ou une courte méditation peuvent calmer votre système nerveux.
- Faites-vous confiance : votre corps sait ce dont il a besoin. Lâchez la culpabilité et les « je dois » pour retrouver une relation harmonieuse avec la nourriture.
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@menopositive_yogatherapeutique
Sabah Alaoui Taleb

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