Découvrez comment les fluctuations hormonales de la préménopause transforment le corps et l’esprit, et comment la yogathérapie peut aider à traverser ce chaos.
Quand la pratique ne suffit plus
J’ai longtemps cru que ma pratique de Hatha yoga me tiendrait à l’abri de tout.
Des années de discipline, de souffle, de postures tenues, de méditation. Je croyais que j’étais équipée. Que je pourrais traverser n’importe quelle tempête intérieure. Et puis un jour, sans prévenir, la tempête a frappé.
Un détail insignifiant a suffi : une remarque, une contrariété, un silence trop long. Et j’ai explosé.
Pas une petite irritation. Non. Une vraie crise, une déferlante d’émotions, un pétage de câble en bonne et due forme.
Ce n’était pas une faiblesse, c’était une crise hormonale
À ce moment-là, je me suis crue vulnérable.
Je me suis dit : “Mais enfin, avec toutes mes années de pratique, pourquoi est-ce que je perds pied comme ça ?”
La réponse, je l’ai trouvée plus tard : ce n’était pas moi qui étais faible.
C’était mon corps en pleine préménopause. Car quand les hormones se mettent à danser, elles ne préviennent pas. Elles te surprennent au détour d’une journée banale, et elles transforment une contrariété minuscule en drame shakespearien.
Les coulisses d’une tempête hormonale
Ce qui se passe dans le corps est fascinant.
Les œstrogènes et la progestérone, qui jusque-là avançaient main dans la main, commencent à se désaccorder. Le chef d’orchestre devient hésitant, et l’orchestre entier joue faux.
Résultat :
- Le système nerveux s’emballe
- Les émotions explosent sans raison
- La fatigue s’installe comme un brouillard
- La concentration s’effrite
- Le corps réagit au quart de tour
Ce n’est pas un manque de volonté.
C’est de la biologie.
Quand le yoga rencontre ses limites
Je me suis rendu compte que mon Hatha, celui que je pratiquais depuis des années, ne suffisait plus.
Le yoga qui m’avait porté jusque-là ne pouvait pas, à lui seul, contenir cette nouvelle intensité.
Il fallait autre chose. Il fallait une approche thérapeutique du yoga. Un yoga qui n’impose pas au corps, mais qui l’écoute.
Un yoga qui parle au système nerveux autant qu’aux muscles. C’est là que la yogathérapie a pris toute sa place.
De la crise à la compréhension
En intégrant la yogathérapie, l’ayurveda et la régulation somatique, j’ai découvert que mes crises n’étaient pas des faiblesses, mais des signaux. Elles me disaient :
- Tu es en transition
- Tu ne peux plus fonctionner “comme avant”
- Tu as besoin de nouveaux outils
Et quand j’ai commencé à écouter, les crises ont perdu de leur intensité. Elles sont devenues des rappels. Des invitations à ralentir, à respirer, à me recentrer.
De la survie à la renaissance
Aujourd’hui, je ne vois plus la préménopause comme un chaos incontrôlable. Je la vois comme une initiation. Un passage obligé, certes inconfortable, mais aussi fertile.
Car ce que j’ai appris pour moi, je le transmets désormais aux femmes que j’accompagne.
À travers la yogathérapie, l’ayurveda, la régulation polyvagale et somatique, je leur montre que ce qui ressemble à un “pétage de câble” est en fait un appel.
Un appel à transformer leur rapport au corps, au temps, à elles-mêmes.
Le câblage du corps, réécrit
Du Hatha au pétage de câble, il n’y a pas d’échec.
Il y a une invitation. Celle de redécouvrir ton corps autrement. La préménopause n’est pas une punition. C’est une réécriture de ton câblage interne. Et si tu acceptes de l’écouter, elle devient une chance.
C’est exactement ce que je transmets dans mon accompagnement : une traversée guidée pour calmer le système nerveux, rééquilibrer le corps et transformer la tempête en puissance nouvelle.
Namasté.
Sabah Alaoui Taleb / Yogathérapeute, coach ménopause.

Leave a Reply